QUI SUIS-JE ?
Je suis une zèbre.
Pas l’animal à rayures — même si cela ne m’aurait pas déplu. Une zèbre, au sens où je n’ai jamais très bien su vivre dans une seule case.
On m’a souvent demandé de choisir : journaliste ou romancière ? Écrire pour moi ou pour les autres ? Écouter, raconter ou transmettre ?
Je n’ai jamais su me laisser enfermer.
J’ai plusieurs rayures, mais une seule peau : les mots.
Enfant déjà, ma curiosité m’entraînait partout. J’adorais passer d’un territoire à l’autre.
Le lundi, je voulais être chimiste.
Le mardi, architecte.
Le mercredi, professeure de littérature.
Le jeudi, vétérinaire.
Le vendredi, exobiologiste.
Le samedi, romancière.
Le dimanche, journaliste… ou avocate.
Finalement, après des études de lettres et de cinéma, puis une formation au journalisme, je suis devenue journaliste. Quand on est curieuse de tout, c’est l’un des plus beaux métiers du monde : il permet d’écouter, de questionner, de comprendre et de raconter.
Au fil de mes pérégrinations…
J’ai travaillé pour de grands groupes comme pour de toutes petites structures. J'ai travaillé comme journaliste et éditrice. J’ai écrit pour la presse, la radio et le cinéma. J’ai publié des livres, accompagné des auteurs, recueilli des voix et prêté mes mots à celles et ceux qui ne trouvaient pas toujours les leurs. Ces expériences pourraient sembler très différentes. Pourtant, elles appartiennent toutes au même mouvement : écouter, comprendre, mettre en récit et transmettre.
Peu à peu, deux passions ont pris le dessus sur les autres : les voyages et les mots.
Les mots lus.
Les mots dits.
Les mots écrits.
Les voyages m’ont appris à déplacer mon regard. Les mots, à transmettre ce que j’avais vu, compris et ressenti.
Mes parents de feuilles
J’ai assez vite compris combien la lecture et l’écriture seraient pour moi éducatives et salvatrices. Je me suis construite toute seule… ou plutôt entourée de mes parents de feuilles.
J’ai lu. Lu encore. Lu toujours. Lu des milliers de livres.
Tels des parents, des cousins, des frères, ils m’ont élevée, éduquée, instruite, fait grandir.
Il y a dans ce parcours un paradoxe qui me ressemble : je suis dyslexique, et pourtant j’ai fait des mots ma matière première. J’ai passé ma vie à les apprivoiser, à les écouter de plus près, à chercher celui qui sonne juste.
Très tôt, les livres sont devenus pour moi davantage que des compagnons. Ils m’ont appris que les mots peuvent enfermer, mais aussi éclairer, relier et remettre une existence en mouvement.
Est-ce parce que j’ai eu
des parents de feuilles
que je fais
des enfants de papier ?
Une seule vocation
Depuis plus de trente ans, je recueille des voix, j’interroge des vies, j’écris des articles, des chroniques, des livres, des hommages et des récits de transmission.
Journaliste, romancière, chroniqueuse radio, créatrice de StoryThérapie® et fondatrice d’ArchiTexte®, je n’ai pas plusieurs métiers.
J’ai une seule vocation que j’exerce sous plusieurs formes : écouter, comprendre, mettre en récit et transmettre.
En 2015, j’ai créé StoryThérapie®, une méthode originale d’accompagnement par les mots, l’écriture et la mise en récit.
Le même fil traverse Passeusede Mémoire®, consacrée aux vies que l’on souhaite raconter et transmettre, et ArchiTexte®, qui met les mots au service des projets professionnels.
Et si je vous raconte aujourd’hui quelques fragments de mon histoire, ce n’est pas pour que la mienne prenne toute la place.
C’est pour que vous sachiez
à qui vous confierez la vôtre.